Le laser infrarouge pulsé accordable en nombres d’ondes et fréquence de tir est focalisé sous la pointe du microscope à force atomique (AFM). Si l’échantillon absorbe le rayonnement infrarouge alors le levier entre en oscillation avec la même fréquence que la fréquence du tir du laser. L’amplitude des oscillations du levier est détectées par le système optique de l’AFM et correspond à l’absorbance locale de l’échantillon.
La microscopie à force atomique couplée à la spectroscopie infrarouge (AFM-IR) est une technique de spectroscopie photothermique en champ proche. Elle a été développée par Alexandre Dazzi au début des années 2000 et commercialisée en 2011 par Anasys Instruments puis Bruker en 2018. Cette technique combine la résolution spatiale de la microscopie à force atomique (AFM) et les informations chimiques de la spectroscopie infrarouge (IR) pour repérer, identifier et caractériser les composés chimiques d’un échantillon à l’échelle nanométrique.
Illumination de l’échantillon par un laser IR accordable ou continu
Un faisceau infrarouge (IR) provenant d’une source laser accordable (OPO, QCL, supercontinuum) est focalisé sur l’échantillon.
L’échantillon absorbe le rayonnement et le convertit en chaleur, provoquant une dilatation locale et rapide.
Détection de la dilatation par la pointe AFM (oscillation du levier)
La pointe du levier du microscope AFM, en contact avec l’échantillon, perçoit le « choc » de dilatation. Le levier AFM se met alors à osciller selon ces modes propres.
Conversion du mouvement du levier en données spectrales
Le mouvement du levier est détecté par le système optique de détection AFM classique. Sachant que l’amplitude d’oscillation du levier est directement proportionnelle à l’absorbance, on obtient ainsi le spectre d’absorption infrarouge ou une cartographie d’absorption IR.